![]() |
|||||||||||||||||||||||||||||
|
|
Filière Trois grands
systèmes de commercialisation et d'encadrement des filières
ont été adoptés par les pays producteurs de cacao.
Il s'agit : Les offices de commercialisation Ce processus mis en place dans des pays producteurs de cacao tels que le Nigeria (jusqu'en 1986) ou le Ghana (en cours de libéralisation) est caractérisé par l'existence d'un organisme parapublic détenant le monopole de la commercialisation domestique et internationale. Lorsque le cacao est acheté au producteur, il devient la propriété de l'office qui le prend en charge tout au long de la filière. Les prix aux différents stades sont déterminés par l'office et sont fixés pour toute l'année de récolte. Cette stratégie permet d'isoler les producteurs de l'instabilité des cours mondiaux, les rendant par là même moins vulnérables. Semblable aux offices de commercialisation (qui fixent les prix domestiques et détiennent la propriété du cacao tout au long de la filière), l'intervention des caisses de stabilisation est moindre. Le flux physique du cacao, des producteurs aux ports d'exportation, est réalisé par des acteurs privés agréés par la caisse. Ce système a généralement été utilisé dans les pays producteurs tels que le Cameroun ou la Côte d'Ivoire qui ont maintenant libéralisé leur filière. En 1999, le système de stabilisation en Côte d'Ivoire reposait sur le principe du " barème ". Le " barème " est une méthode selon laquelle un prix minimum est fixé pour les producteurs ainsi que des cours de référence pour l'exportation à chaque stade de la filière. Lorsque la vente de cacao était réalisée, l'exportateur devait compenser la Caisse de stabilisation (opération dite de " reversement ") de la différence entre le prix de vente effectif et le cours de référence si ce dernier était inférieur au premier. Lorsque les cours mondiaux étaient inférieurs au prix de référence, la Caisse dédommageait les exportateurs en leur accordant un paiement (connu sous le terme générique de " soutien ") à hauteur de la différence. Selon ce principe, la filière est composée de nombreux agents privés qui prennent une part active à la commercialisation. Il n'y a aucune intervention publique directe sur la commercialisation domestique et internationale et les prix sont déterminés par le marché mondial du cacao. L'action du gouvernement est généralement focalisée sur la supervision, le contrôle de la qualité et les prélèvements fiscaux. La concurrence et l'absence de distorsions seraient considérées comme des facteurs favorisant le paiement d'une part plus élevée du prix FOB aux producteurs. Cependant, la réalité peut parfois être quelque peu différente, lorsque l'on prend en considération les escomptes ou primes par rapport à la qualité de référence finale prise en compte par le marché. Jusqu'à la fin des années 1990, les systèmes centralisés de commercialisation étaient de mises dans la plupart des pays producteurs de cacao en Afrique de l'Ouest et du Centre. Les courants de libéralisation ont incité des pays tels que le Nigeria, le Cameroun et la Côte d'Ivoire à privatiser entièrement leurs filières cacaoyères alors que le Ghana a introduit des éléments de concurrence dans la sphère domestique en agréant des agents privés autorisés à acheter le cacao aux producteurs. La loi du marché était depuis de nombreuses années la seule régissant le secteur cacaoyer de pays tels que le Brésil, l'Indonésie et la Malaisie. |
||||||||||||||||||||||||||||