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- La culture du
coton Le cotonnier est une plante qui se développe sous des climats tropicaux ou subtropicaux arides, à des températures comprises entre 11°C et 25°C. Selon les espèces, il craint les températures extrêmes (inférieures à 5°C ou supérieures à 25°C). Des périodes de sécheresse ou d'humidité trop prolongées à certains stades de son développement (qui dure entre 5 et 7 mois) peuvent avoir non seulement un impact sur le niveau et la qualité de la production, mais parfois également détruire complètement la plante. Les semis se font en principe dans une terre de bonne qualité, généralement alluvionnaire. Le cotonnier est une plante particulièrement fragile et qui a de grands besoins en éléments nutritifs (" La culture du cotonnier est parmi les plus épuisantes pour les sols " (Que sais-je ? Le coton), ce qui nécessitera parfois une amélioration de la qualité des sols par le biais de l'apport d'amendements, de fertilisants et par la rotation des cultures (souvent avec une culture de légumineuse et une de céréale). En outre, en raison de son système radiculaire particulièrement développé (sa longueur peut parfois atteindre le double de la hauteur de la plante), le cotonnier requiert une terre riche (limoneuse ou argilo-sableuse) dans laquelle il puisse enfoncer profondément ses racines à fort pivot et se développer dans les meilleures conditions. Les premières feuilles apparaissent entre une semaine et un mois après le semis. Au cours de cette phase, la plante a besoin de chaleur et de beaucoup d'eau (7000 à 9000 M3 par hectare) qui peut lui être fournie par le biais naturel des pluies ou par l'irrigation. Les feuilles du cotonnier sont palmées. Elles mesurent entre 12 et 15cm de long et de large et sont implantées en spirale tout les 5 à 8 cm, le long de la tige principale. La floraison apparaît après un mois et demi à deux mois et se poursuit régulièrement sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, jusqu'à l'arrivée de conditions atmosphériques contraires (saisons sèche ou froide). A compter de ce moment précis, le fruit (appelé dans le cas du cotonnier "capsule") commence à se développer à partir du centre de la fleur. Il va grossir jusqu'à atteindre un diamètre de 2 à 3 cm. La période entre l'épanouissement de la fleur et les premières ouvertures de capsules est en moyenne de deux mois. L'ouverture des capsules laisse apparaître une boule duveteuse. La récolte du coton est alors possible (pour les périodes de récolte, se référer au tableau en fin de partie, en cliquant ici). Celle-ci peut se faire soit manuellement soit mécaniquement. La première technique réclame une main d'uvre abondante et se fait par le biais de cueillettes successives en fonction du degré de maturité et d'ouverture des capsules. Elle peut se révéler plus onéreuse et plus longue, mais permet d'obtenir un produit de meilleure qualité et exempt de débris végétaux indésirables. Le second procédé consiste à effectuer une récolte mécanique. Avant le passage de la machine (récolteuse mécanique de coton à broches, les plus répandues ou débourreuse mécanique de coton à brosses), les plantes sont partiellement effeuillées par aspersion, puis les capsules sont prélevées par aspiration en un seul passage. Ce procédé plus rapide que la méthode manuelle est utilisé dans les pays développés et le Brésil car plus rapide que la méthode manuelle. Toutefois, il possède l'inconvénient de récolter des débris de feuilles et de branches en même temps que les capsules et nécessite donc une opération ultérieure de triage afin de retirer les corps étrangers et d'obtenir un coton le plus pur possible. Finalement, quel que soit le mode de récolte employé, le coton est envoyé vers une usine d'égrenage généralement proche des exploitations, afin de retirer les fibres de coton des graines auxquelles ils sont attachés. Le coton est ensuite compressé sous forme de bales, puis entreposé. Le coton produit par le biais de l'irrigation trouve de plus en plus d'adeptes, en particulier aux Etats-Unis. Bien que cette métode soit plus onéreuse, elle offre de nombreux avantages tels que des rendements plus élevés, des récoltes plus régulières et des fibres de meilleure qualité. En outre, la période de maturation est plus courte que dans un mode cultural traditionnel. Période de semis et de récolte du coton selon les pays producteurs Par convention, la date de début de la campagne cotonnière est fixée au 1er août de chaque année.
Source : Secrétariat de la CNUCED selon les informations de Dagris et du CCIC Pour de plus amples informations, consulter : Rendement mondial du coton-graine et du coton-fibre en kg/ha sur la période 1961-2003
Source : Secrétariat de la CNUCED d'après les données statistiques de la FAO (coton-graine) et du CCIC (coton-fibre) Le rendement mondial annuel moyen du coton-graine est en progression quasi constante depuis le début des années 1960, hormis au cours des années 1990 où celui-ci est resté assez stable. Les rendement en coton-graine sont passés de 858kg/ha en 1961 à 1760kg/ha en 2003. Alors que dans les années 1960 et jusqu'au début des années 1980, le rendement des pays développés était en moyenne près de deux fois et demi supérieur à celui des pays en développement, cet écart s'est estompé pour ne représenter plus qu'un coefficient de 1,3 en 2003. Cette réduction de l'écart entre pays développés et pays en développement s'explique notamment par une amélioration très importante du rendement chinois qui trouve son origine dans un engagement marqué de ce gouvernement au niveau de la recherche scientifique et du développement variétal. L'évolution du rendement du coton-graine est allée de concert avec celui du coton-fibre. En effet sur la période 1961-2003, le rendement par hectare du coton-fibre est passé de 314kg/ha à 644kg/ha (ce qui représente un taux annuel moyen de croissance de l'ordre de 1,8%). Les rendements au sein des pays en développement et développés suivent les même tendances que ceux du coton-graine. Parmi les principaux pays producteurs de coton que sont, par ordre d'importance sur la période 1961-2003, la Chine, les Etats-Unis, l'Ex-URSS (en particulier l'Ouzbékistan depuis 1992), l'Inde et le Pakistan, la Chine a enregistré les rendements les plus importants depuis le début des années 2000 avec une moyenne annuelle de 3400kg/ha pour le coton-graine et 1080kg/ha pour le coton-fibre (soit un rendement une fois et demi supérieur aux Etats-Unis). Estimations des rendements de la Chine (en kg/ha) Après une forte croissance entre 1961 et 1966 où le rendement à l'hectare de coton-graine est passé de 620kg à 1425kg (soit une progression de l'ordre de 130% en l'espace de cinq années) et le coton-fibre de 259kg/ha à 345kg/ha, les rendements chinois sont restés stables jusqu'au début des années 1980. Depuis lors, le rendement de coton chinois a été multiplié par plus de 5,5 pour le coton-graine (atteignant ainsi 3467kg par hectare en 2003) et par plus de 4 pour le coton-fibre à 1058kg/ha en 2003.
Source : Secrétariat de la CNUCED d'après les données statistiques du CCIC Estimations des rendements de la zone de l'Ex-URSS (en kg/ha) L'URSS dont le rendement a toujours été le plus élevé des grands pays producteurs avec une moyenne de 2562kg/ha sur la période 1961-1991 a commencé à enregistrer une baisse de celui-ci à partir de la dissolution de la zone en 1991. A compter de cette date et sur la période 1992-2003, le rendement moyen annuel a été de 2035kg/ha environ, soit une diminution de 500kg/ha/an environ.
Source : Secrétariat de la CNUCED d'après les données statistiques du CCIC Estimations des rendements de l'Inde (en kg/ha) Le rendement indien est resté à peu près stable sur la période 1961-2003 avec une moyenne de 639kg/ha pour le coton-graine et 189kg/ha pour le coton-fibre.
Source : Secrétariat de la CNUCED d'après les données statistiques du CCIC Estimations des rendements des Etats-Unis et du Pakistan (en kg/ha) En ce qui concerne les Etats-Unis et le Pakistan, respectivement deuxième et quatrième producteurs mondiaux avec 8 et 3 millions de tonnes de coton-graine produits, les rendements nationaux se situent dans la moyenne mondiale (1576kg/ha sur la période 1961-2003) avec 1846kg/ha pour les Etats-Unis et 1602kg/ha pour le Pakistan.
Source : Secrétariat de la CNUCED d'après les données statistiques du CCIC En Afrique, même, si les pays de l'Ouest ne sont pas les premiers Etats producteurs du continent, leur dépendance économique envers ce produit est forte, à l'instar du Mali dont le coton représente 60% des entrées en devise. Entre 1961 et 2002, les pays d'Afrique de l'Ouest ont affiché un rendement à l'hectare de 890kg environ. Celui-ci s'est très nettement amélioré, passant ainsi de 275kg par hectare en 1961 à près de 1400kg par hectare en 2002, ce qui représente une progression annuelle de 5% environ, pourcentage comparable à ceux enregistrés par la Chine (5,3%) ou le Brésil (4,9%). L'Afrique est un continent dont la production et les rendements sont assez hétérogènes. Parallèlement aux rendements des pays Ouest-africains, la performance égyptienne est à mettre en exergue. En effet, la production et les rendements de ce pays sont les meilleurs du continent avec près de 1,1 millions de tonnes produites entre 1961 et 2002, soit le tiers de la production continentale sur la période et un rendement de 2230kg/ha entre 1961 et 2002, soit environ deux fois plus élevé que le plus fort rendement national africain. Cette performance s'explique par le fait que la culture égyptienne de coton est irriguée alors qu'elle ne l'est généralement pas en Afrique de l'Ouest. Parmi les pays affichant les rendements les plus faibles, le Nigeria, la Tanzanie et le Tchad affichent des rendements nationaux annuels aux alentours de 400 à 500 kg/ha en moyenne sur la période 1961-2002. Malgré un rythme annuel de croissance important (entre 4% et 5%), ces trois Etats affichent un rendement à l'hectare proche de 600kg en 2002. Estimations des rendements dans la zone franc (en kg/ha)
Source
: Secrétariat de la CNUCED d'après les données
statistiques du CCIC Les maladies et ravageurs du coton "... D'une façon générale, les pertes de récolte imputables aux problèmes parasitaires varient, au niveau mondial, entre 30 et 50 % du potentiel de production ..." (- Prévention de la résistance aux insecticides, les problèmes parasitaires : Institut national de la recherche agronomique (France))
L'attaque par les insectes représente la principale cause de destruction des récoltes de coton. Des estimations indiquent que les pertes, en terme de rendement au niveau de la récolte, représentent environ 15% de la production annuelle mondiale. Il existe plus de 1300 espèces d'insectes pouvant attaquer le cotonnier. Parmi les plus courants et endogènes à la culture du coton, on trouve : Le Ver rose du cotonnier (Pectinophora gossypiella) a été décrit pour la première fois, en 1843, par WW Saunders sous l'appellation de Depressaria gossypiella à la suite d'une attaque qui s'est produite au cours de l'année 1842 en Inde. Le ver rose se nourrit des graines de la plante depuis l'intérieur et peut avoir des conséquences importantes sur le rendement de la plantation en particulier en Afrique et en Inde. On trouve toutefois le ver rose du cotonnier dans presque toutes les régions productrices, à travers le monde, où il est un des ravageurs les plus redoutés. Le chauffage des graines aux alentours de 55°C ainsi que l'entretien de la plantation et le retrait des plantes infectées peut permettre d'en réduire l'impact. Le charançon de la capsule du cotonnier appelé également anthonome du cotonnier (Anthonomus grandis) sévit particulièrement dans la ceinture du coton américain. La chenille épineuse du cotonnier (Earias insulana) et le ver rouge de la capsule du cotonnier (Diparopsis castanea) se nourrissent des jeunes capsules. Les dysdercus (Dysdercus superstitious) s'attaquent aux jeunes capsules ainsi qu'aux graines se trouvant à l'intérieur. Ils sont largement répandus et entraînent une coloration des graines de coton. Les lésions créées par les dysdercus favorisent l'implantation de champignons saprophytiques dans les capsules (type d'organismes qui tirent avantage de la plante hôte, mais sans toutefois, contrairement au parasitisme, engendrer de dommages à celle-ci). Certaines populations d'insectes telles que les mouches blanches (Bemisia gossypiella), par exemple, peuvent avoir un impact important tant sur le rendement que sur la qualité des récoltes de coton. Elles sucent la sève des feuilles et sont particulièrement dévastatrices en Inde et en Afrique. Une détection précoce, lors du développement des capsules, est importante car 80% de la récolte de coton a lieu dans les trois à quatre premières semaines de cette phase. Le puceron du melon et du cotonnier (Aphis gossypii) colonise les plants de cotonnier jeunes. Il est un des ravageurs les plus dangereux pour les plantations de coton. Il suce la sève des feuilles et dépose dessus un miellat* qui les brûle et diminue leur capacité photosynthétique. Sa présence peut également devenir un vecteur de maladie et d'attaque d'autres ravageurs. Selon l'Inra, "...En Afrique, c'est un des ravageurs les plus importants au point de vue de l'économie agricole...". Les nématodes : il existe environ 128 espèces de nématodes pouvant s'attaquer au coton, toutefois, seules 5 d'entre posent de réels problèmes aux planteurs à travers le monde. Parmi celles-ci, citons en particulier, la Meloidogyne incognita ou galle des racines et la Rotylenchulus reniformis ou nématode réniforme qui font partie des ravageurs les plus dangereux pour les plants de coton (aux Etats-Unis et en particulier dans l'Etat de Virginie, elles représentent 99% des dommages causés par les nématodes sur le coton). Ces parasites vivent dans le sol (surtout bruts et arénacés pour la galle des racines) et se nourrissent des racines du cotonnier. Les principaux symptômes se présentent sous la forme d'un retard de croissance, de déficiences potassiques ou de maturité précoce. L'attaque d'une exploitation peut conduire à des pertes quantitatives de récolte (en Alabama, aux Etats-Unis, les statistiques évaluent les pertes à 10% ou 20% en moyenne; elles peuvent atteindre 50% dans les sols arénacés, en cas de sécheresse), mais aussi qualitatives selon le stade de développement de la plante au moment de l'attaque. Les dommages causés par la galle des racines sont assez facilement détectables car les plants sont rabougris et des traces de chlorose (de décoloration) apparaissent sur les feuilles. Les lésions causées par la présence d'autres variétés de nématodes sont au contraire plus difficiles à détecter car plus petites et plus espacées en principe. Ceci est notamment le cas pour la nématode réniforme. La dangerosité de l'attaque des plants de coton par les nématodes ne réside pas uniquement dans les éléments susmentionnés, mais aussi dans le fait qu'elle peut être la source de l'infestation des plants par des maladies dont la fusariose par exemple ainsi que des maladies affectant les jeunes plants de coton. Plusieurs solutions ont prouvé une certaine efficacité contre ce type d'attaque, telles que la rotation des cultures, le labourage des sols, le recours à certaines variétés résistantes ainsi que l'utilisation de nématicides. Les deux types de nématodes coexistent rarement dans les mêmes champs. Certains types de ravageurs sont endémiques à des régions spécifiques du monde. Pour ceux-ci, se reporter notamment aux sites internet suivants : - Prévention
de la résistance aux insecticides, les problèmes parasitaires Pour de plus amples informations concernant les ravageurs du cotonnier, consulter les liens internet suivants : - Insects associated with Gossypium hirsutum : United States Department of Agriculture, Agricultural Research Service, Southern Plains Agricultural Research Center (SPARC), Crop Germplasm Research Unit - Fungi associated with Gossypium hirsutum : United States Department of Agriculture, Agricultural Research Service, Southern Plains Agricultural Research Center (SPARC), Crop Germplasm Research Unit - Puceron du cotonnier, Puceron du melon : Institut national de la recherche agronomique (France) - Cotton (P.M. Phipps, Extension Plant Pathologist, Tidewater AREC) : Virginia Cooperative Extension - Pest Management : National Cotton Council of America (en particulier la page sur les nématodes) - Nématode, Nematoda : Institut national de la recherche agronomique (France) - Nematodes In Cotton In Alabama : William Gazaway, Extension Plant Pathologist, Professor, Plant Pathology, Auburn University - Cotton with special reference to Africa (A. N. Prentice): chapter 12 - Cotton pests and diseases, 1972. - Cotton facts : Comité consultatif international sur le coton et Fonds commun sur les produits de base (2003)
La pourriture des capsules du cotonnier, appelée aussi tâches anguleuses du cotonnier ou bactériose du cotonnier (Xanthomones malvacearum) trouve un terrain plus favorable dans les climats humides et auprès des plantes ayant déjà subi des dommages (attaques de ravageurs, lésions créées par la grêle). Les symptômes apparaissent généralement lorsque les températures dépassent les 25°C et quand l'humidité relative est supérieure à 85%. Ils se présentent sous la forme du rabougrissement des feuilles (plus généralement des feuilles inférieures), de leur jaunissement et parfois les détruisent entièrement. Les capsules sont plus petites que la normale et finissent par laisser apparaître de petits points noirs à leur surface. Ils arrivent que celles-ci ne s'ouvrent pas et même si cela est, les fibres sont souvent de mauvaise qualité. La fusariose (Diplodia gossyina, Colletotrichum spp., Fusarium spp.) attaque les capsules les plus basses du cotonnier et celles qui sont au stade le plus proche de leur ouverture. Les conditions les plus favorables à son développement sont un temps chaud et humide. Les capsules prennent une teinte brunâtre et présentent une excroissance blanche légèrement rosée. Les champignons disséminés à la surface peuvent donner une teinte marron aux fibres. Cette maladie ne peut survenir que dans le cas d'une attaque préalable de la plante par un ravageur. Le traitement des graines ainsi que l'emploi de cultivars résistants sont souvent des solutions fructueuses. La verticilliose (Verticillium dahliae). Ce champignon que l'on rencontre dans les sols où il s'attaque aux racines du cotonnier notamment, peut engendrer son dépérissement en remontant le long de la tige de la plante. Cette maladie peut être causée par la chute des températures, ainsi que par un niveau trop élevé d'humidité ou d'azote dans le sol. Les symptômes de la maladie sont le jaunissement des feuilles (tout d'abord inférieures), le rabougrissement des plants chez les spécimens matures (si l'affection est très avancée, le cotonnier peut perdre ses feuilles ainsi que ses capsules) et parfois leur destruction lorsqu'ils sont jeunes. Le traitement de cette maladie peut se faire par une observation stricte des conditions d'irrigation ainsi que par le recours à des cultivars résistants. Dans des conditions favorables au développement de la maladie, les pertes de production peuvent atteindre 30%. La fonte des semis ou Rhizoctone noir (Rhizoctonia solani, Pythium spp.) engendre un pourrissement des graines ainsi que des racines. Dans le cas d'une affection par Rhizoctonia solani, un brunissement de certaines zones de la tige au niveau du sol est observé. De la même manière, le Pythium spp engendre des symptômes similaires ainsi qu'une perturbation dans l'alimentation en eau de la plante. Le flétrissement du cotonnier (Fusarium oxysporum f. vasinfectum) a été découvert pour la première fois en 1892, aux Etats-Unis, puis en Egypte dix ans plus tard. C'est une maladie qui se rencontre principalement dans les climats chauds (température moyenne supérieure à 23°C et humidité ambiante supérieure à 85%) et qui affecte en principe les plantes ayant déjà subies une attaque parasitaire de type nématodes par exemple. Cette affection peut survenir à tous les stades de la campagne. Les parties du cotonnier qui conduisent l'eau vers le haut deviennent brunes et incapables de remplir leur office, ce qui engendre le dépérissement de la plante. Les feuilles jaunissent entre les nervures et tombent au fur et à mesure. Si la tige de la plante révèle un brunissement, la probabilité est très importante de se trouver en présence d'un cas de flétrissement du cotonnier. Aucun moyen de lutte efficace n'existe à l'heure actuelle pour combattre une attaque de ce type (hormis la fumigation des sols qui est excessivement coûteuse), par contre il est possible de la prévenir en utilisant des variétés résistantes ou en évitant les stress dus à un excès d'eau ou d'azote par exemple. Le flétrissement du cotonnier est un problème très important en Australie en particulier. La pourriture des racines du coton (Phymatotrichum omnivorum) est de toutes les maladies du cotonnier, l'une des plus destructrices et difficiles à contrôler. Ce champignon se rencontre principalement dans les sols alcalins possédant peu de matières organiques et jusqu'à une altitude de 1500m environ. Plusieurs caractéristiques biologiques rendent difficiles son élimination. Tout d'abord, ce champignon qui s'attaque au cotonnier est également susceptible d'affecter un très grand nombre d'autres plantes (environ 2300). Il détruit toutefois uniquement les plantes arrivées à maturité et ne se propage que très peu d'une exploitation à l'autre. Par contre, il peut survivre très longtemps dans le sol (à une profondeur comprise entre 60cm et 2m). Ceci explique pourquoi les fongicides ne sont d'aucune utilité dans le traitement de cette maladie. Le champignon devient dangereux lorsque les températures de l'air dépassent 40°C et celles du sol 27°C. Si les conditions environnementales sont réunies, l'agression se fait à travers les racines de la plante et peut entraîner sa destruction sous une quinzaine de jours. Les premiers symptômes de la pourriture des racines sont le jaunissement, puis le brunissement et l'étiolement des feuilles. Pour de plus amples informations, consulter les documents suivants : - Pest management in cotton: The State of Queensland (Department of Primary Industries and Fisheries) - Cotton Diseases: The Bugwood Network, University of Georgia, College of Agricultural and Environmental Sciences and Warnell School of Forest Resources - Cotton
Home Page: University of Georgia, College of Agricultural and
Environmental Sciences - Cotton - Gossypium hirsutum: Texas A&M University, Department of Plant Pathology and Microbiology - How to Manage Pests (Cotton): University of California, Agriculture and Natural Resources (UC IPM - Statewide integrated pest management guidelines) - Cotton facts (M. R. Chaudhry, A. Guitchounts) : Comité consultatif international sur le coton et Fonds commun sur les produits de base, 2003 - Cotton with special reference to Africa (A. N. Prentice) : chapter 12 - Cotton pests and diseases, 1972. Miellat : excréments liquides, riches en sucres et en acides aminés, des Homoptères, déposés sur les feuilles ou projetés par les pattes postérieures. (Institut national de la recherche agronomique (France)). |
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