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INTRODUCTION
INFORMATION
ET TRANSPARENCE DES MARCHES
Le consensus
de São Paulo a été adopté à
la onzième conférence quadriennale de la CNUCED
(XI) qui s'est tenue au Brésil en juin 2004. Il complète
efficacement le plan d'action de Bangkok pour former une base
solide dans l'orientation à suivre jusqu'à la douzième
sessions de la CNUCED en 2008. Dans ce cadre, le
consensus de São Paolo
Consensus par. 74 a reconnu, inter alia, que
« Les
suggestions figurant dans le rapport de la Réunion de personnalités
sur les questions
relatives aux produits de base et les résultats du débat
à ce sujet tenu lors de la cinquantième session
du Conseil du commerce et du développement et de l'examen
du rapport par l'Assemblée générale devraient
être sérieusement pris en considération. Les
projets relatifs à la mise en valeur de produits de base
- en particulier les projets axés sur le marché
- et leur préparation au titre du deuxième compte
du Fonds commun pour les produits de base devraient bénéficier
d'un appui accru.»
Le paragraphe 11 de la réunion
de personnalités sur les questions relatives
aux produits de base susmentionnées stipule en particulier
que « Nous reconnaissons que les
gouvernements, les entreprises et les agriculteurs des pays en
développement nont pas suffisamment accès
à une information et à des analyses actuelles, détaillées,
précises et facilement compréhensibles, et nont
pas non plus la capacité dutiliser pleinement cette
information et ces analyses pour prendre des décisions.
Une meilleure information stratégique et organisée
est nécessaire au niveau international pour une meilleure
prise de décisions (notamment pour déterminer les
tendances et les pertes de revenu réelles résultant
de la détérioration des termes de léchange)
et au niveau local pour donner aux agriculteurs linformation
dont ils ont besoin, si possible en temps réel. Pour ce
qui est du niveau international, nous constatons avec une grave
préoccupation que les ressources consacrées à lanalyse
de questions relatives aux produits de base diminuent dans certaines
institutions internationales. Cest là un important
obstacle à lidentification et à lexploitation
de débouchés commerciaux et de possibilités
de diversification. Une meilleure circulation de linformation
en direction des pays en développement peut aider les gouvernements
de ces pays à prendre de meilleures décisions et
est également nécessaire pour éviter de mauvaises
décisions dinvestissement risquant dentraîner
non seulement des pertes pour les nouveaux investisseurs, mais
aussi des situations doffre excédentaire. Nous appelons
au renforcement de la capacité de la CNUCED et dautres
organisations internationales compétentes de diffuser régulièrement
une information et des analyses spécialisées sur
un large éventail de produits de base et de questions relatives
à ces produits, de mettre en place des réseaux afin
de contribuer à la transparence des marchés, et
de concevoir des instruments dappui pour faciliter lutilisation
de cette information, en particulier par les producteurs.»
Les décisions
idoines adoptées au cours de la CNUCED XI complètent
utilement le mandat adopté à la dixième session
de la CNUCED stipule entre autre "[qu']il faudrait améliorer
la transparence des marchés et l'information commerciale,
de même que les capacités des entreprises des pays
en développement d'accéder à l'information
et de l'exploiter, en particulier sous forme électronique"
(paragraphe 68) et "aider à améliorer la
transparence des marchés et les flux d'information, notamment
en recueillant et en publiant, fréquemment et régulièrement,
des informations et des données sur les produits"
(paragraphe 144).
C'est dans
cet esprit que la CNUCED a développé une nouvelle
manière de travailler, dans laquelle des connaissances
spécifiques (dans ce cas précis une expertise des
marchés internationaux des produits de base) sont réunies
en combinant nos efforts avec ceux d'autres organisations internationales,
universités, bourses de produits, associations sur les
produits de base, organisations financières régionales,
banques, compagnies de négoce, sociétés de
stockage et d'inspection.
La création
de nouvelles synergies bénéficie à de nombreux
acteurs intéressés par les produits de base aussi
bien dans les pays développés que les pays en développement.
Les acteurs concernés vont des responsables des politiques
gouvernementales aux petits producteurs (via des relais organisés),
des négociants aux industries de transformation, des chercheurs
aux banquiers. En particulier, le projet INFOCOMM, information
de marché dans le secteur des produits de base, cherche
à promouvoir la transparence des marchés, à
en améliorer la compréhension par une meilleure
interprétation du fonctionnement des structures de marché
et ainsi qu'à favoriser l'analyse de ces marchés
pour permettre la mise en place de politiques pertinentes au niveau
de la production, de la transformation, de la mise sur le marché
et du financement. Les principaux objectifs du projet INFOCOMM,
financé par le Gouvernement français, incluent les
points suivants:
-
 Le
développement d'un portail électronique international
(www.unctad.org\infocomm) dans lequel plus de 40 synthèses
sur les produits de base contenant une analyse à forte
valeur ajoutée et des informations pratiques sur les
structures de marché et l'innovation seront disponibles;
-
 L'établissement
d'accords de partenariat avec d'autres agences internationales
et groupes d'études spécialisés sur les
produits de base, afin d'actualiser et de diffuser une information
spécifique et précise;
-
 La
coopération avec de nombreux partenaires, incluant
la société civile, pour disséminer une
information sur les marchés des produits de base, en
particulier à l'intention des pays en développement;
-
 L'agencement
d'un réseau actif de contacts et le renforcement de
la coopération entre acteurs ayant une expertise dans
le monde des produits de base, y inclus les universités;
-
 La
mise en place, dans le cadre de ce portail, d'un point de
référence sur les bourses émergentes
des produits de base;
-
 La
création, dans le cadre de ce portail, d'une entrée
spécifique relative aux activités menées
par le "Projet P" sur le développement
des structures dans l'agriculture, dont le calendrier des
séminaires, les études réalisées,
les participants, etc;
-
 La
publication du manuel "World Commodity Survey",
un livre de trois cent trente pages passant en revu plus
de quatre-vingt matières premières ainsi que
les secteurs industriels clés relatifs aux produits
de base;
-
 La
préparation d'un cédérom sur les structures
de marché du cacao, décrivant et analysant
la situation de chaque pays producteur;
-
 Le
renforcement des activités de conseil eu égard
aux politiques économiques, commerciales et financières
relatives aux produits de base.
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