![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
Politiques économiques - L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation
et l'agriculture (FAO) L'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture possède également un groupe intergouvernemental de travail qui gère la question du beurre de karité : c'est le Groupe intergouvernemental sur les graines oléagineuses, les huiles et les graisses. Le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) L'UNIFEM (United Nations Development Fund for Women) se préoccupe du développement du karité en Afrique (principalement au Nigeria et au Ghana) et dans le même temps, de l'amélioration de la condition des femmes, acteurs prépondérants de la filière à travers son Programme de travail Ouest africain : GRESDA (Gender Responsive Renewable Energy Systems Development and Application). Le Burkina Faso présente avec le Mali le plus fort potentiel de
production de noix de karité d'Afrique grâce à un
très important peuplement d'arbres. Dans ce pays, le gouvernement
s'est investi de manière importante dans le développement
de cette filière. Notamment depuis mai 1995 et la mise en place
du projet national karité. Celui-ci concerne vingt-deux provinces
du pays et vise à atteindre divers objectifs tels que : Pour de plus amples informations sur ce thème, se reporter aux
sites internet suivants : La politique communautaire sur la question des matières grasses végétales (MGV) Le 3 août 2000 a été adoptée la "directive européenne relative aux produits de cacao et de chocolat destinés à l'alimentation humaine". La nouvelle directive abroge donc une réglementation vieille de trente ans : la directive 73/241/CEE.
Malgré le fait que le principe de non recours à des graisses végétales autres que le beurre de cacao ait été inscrit dans les textes de l'Union et en particulier au sein de la Directive 73/241 de la Communauté européenne, certains États européens ont bénéficié d'une dérogation lors de leur adhésion et étaient donc autorisés, dans la limite de leur territoire national, à commercialiser des produits contenant des matières grasses végétales sous la dénomination "chocolat". C'était le cas par exemple, du Danemark, de l'Irlande, du Royaume-Uni, de la Suède, de la Finlande, de l'Autriche et du Portugal (sept Etats au total). En dehors de l'Europe, la FAO signale que les matières grasses végétales étaient également déjà tolérées aux États-Unis à hauteur de 5%, au Japon, où la proportion pouvait aller de 5% à 8% et en Europe orientale, où elle pouvait atteindre 15%.
Il est encore difficile aujourd'hui d'évaluer les apports et les désagréments pouvant résulter de la mise en place de la directive européenne notamment du fait du laps de temps accordé aux pays européens pour mettre en conformité leur législation nationale avec le droit européen (3 ans qui courent depuis l'adoption de la directive). Les seuls éléments ne sont que des tendances qu'il s'agira de confirmer au fur et à mesure du temps et des hypothèses à vérifier. D'après l'ouvrage du Centre du commerce international CNUCED/OMC, "cacao - guide des pratiques commerciales" (2001) : "...le règlement aurait pour effet d'abaisser le coût du chocolat, le rendant ainsi plus accessible sur les marchés mondiaux où il est encore considéré par beaucoup comme un produit de luxe. Cette consommation accrue pourrait à long terme plus que compenser toute baisse à court terme, temporaire, de la demande, laquelle conduirait en temps voulu à une augmentation du niveau de la demande de fèves de cacao..." A moyen-long terme, la grande inconnue reste le taux de substitution adopté par les industriels pour remplacer le beurre de cacao. |
|||||||||||||||||||||||||||||