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Filière - Généralités Ce sont les femmes qui sont à la base du ramassage et plus généralement de la filière du karité dans son ensemble. Elles récoltent les fruits tombés sur le sol puis les ramènent par paniers entiers au village. A ce stade, il s'agit de traiter immédiatement les noix afin qu'elles ne pourrissent pas ou les consommer fraîches très rapidement. Si le karité est destiné à un usage domestique, ce qui est le cas pour la plus grande part de la récolte, il sera consommé soit frais, notamment par les enfants qui apprécient sa chair sucrée, soit sous forme de beurre. Il servira alors de graisse de cuisson, de cosmétique, de bougies ou de savon (une fois rance). Le processus de transformation des amandes en beurre se fait souvent en Afrique par le biais de la méthode traditionnelle* voire parfois d'une méthode semi-industrielle (par pression mécanique à froid* ou à chaud*). En général, la méthode d'extraction par solvant* dite aussi méthode industrielle est réservée aux pays développés acheteurs d'amandes et est principalement destinée à l'industrie chocolatière. Afin de permettre la récolte, l'emballage, voire la transformation des produits en Afrique et leur exportation, des intermédiaires interviennent à chaque niveau de la filière pour apporter entre autres leur connaissance du marché, de la clientèle et des systèmes de financement. L'intermédiaire qui vient chercher les fruits pour les emmener au marché, fournira parfois une assistance à caractère pécuniaire ou sous forme d'intrants aux femmes productrices. Des sociétés spécialisées dans le négoce et le financement d'opérations à caractère très spécifique comme le sont celles sur le karité peuvent accorder un préfinancement des expéditions par l'accord de lignes de crédit aux exportateurs. * Pour de plus amples informations concernant ces différentes méthodes de traitement, se reporter à la partie "technologie" de cette fiche. Une innovation a été initiée par le mouvement du commerce équitable : celle à laquelle ont notamment recours des sociétés telles que Body Shop ou l'Occitane qui travaillent avec des groupements de femmes africaines qui triturent pour elles les amandes de karité de manière artisanale ou semi-industrielle afin de conserver au produit tous ses principes actifs. Ces sociétés sont presque exclusivement des entreprises du secteur des cosmétiques. La directive chocolat promulguée par l'Union européenne laisse présager un certain développement de la filière du karité, toutefois, son manque d'organisation et surtout l'absence de fiabilité de l'offre tant en ce qui concerne les quantités, que la qualité ou les périodes de livraison laisse planer un doute important quant à l'échéance d'une telle croissance. L'ensemble de la filière du karité au Ghana La principale sous-espèce de karité produite au Ghana est le Vitellaria paradoxa Le karité se rencontre dans la quasi-intégralité du nord du Ghana, soit une superficie de 77 600 ha, mais il couvre de manière plus dense une superficie d'environ 22 000 hectares (en 2002). Le déclin de la production cacaoyère au début des années 1970 a incité le pays à exploiter au maximum les ressources qu'il possédait en recherchant des produits de substitution. C'est le "Ghana Cocoa Marketing Board" (GCMB) qui en collaboration avec le "Cocoa Research Institute of Ghana" (CRIG) a pris la décision de conduire de telles recherches. Celles-ci recouvrent des domaines aussi vastes que la culture et le traitement des noix de karité notamment. Le résultat de ces activités s'est traduit par l'ouverture en 1976 d'une section au sein du CRIG spécialement dédiée à la recherche sur la production du karité et, en particulier, sur les améliorations pouvant être apportées quant au rendement des arbres, aux différentes variétés et à leur conservation. D'après le document produit par le Cocoa Research Institute of Ghana en 2002 intitulé "research and development of the shea tree and its products", la récolte nationale est exclusivement réalisée par les femmes. Elles se lèvent tôt le matin et peuvent parcourir jusqu'à 15 km pour ramasser les fruits. Elles les ramènent ensuite au village dans des récipients pouvant peser jusqu'à 40 kg chacun et les traitent immédiatement. La répartition des terrains à récolter
se fait de la manière suivante : Le traitement de la récolte se fait au village. On estime que depuis la récolte jusqu'au produit fini, le processus de fabrication d'un kilo de beurre de karité nécessite 20 à 30 heures de travail d'un individu et 8 à 10 kg de bois de feu. Le traitement du karité au Ghana
Source : Secrétariat de la CNUCED d'après le document du Cocoa Research Institute of Ghana de 2002 : "research and development of the shea tree and its products", |
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