Karité

 

 

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Technologie

La majorité de la production consommée de manière domestique est transformée de manière artisanale, voire semi-industrielle. Seule la part exportée et souvent destinée à l'industrie chocolatière est extraite de manière industrielle. Les trois méthodes d'extraction sont décrites ci-après :

- La méthode traditionnelle d'obtention du beurre de karité
- La fabrication du beurre de karité par pression mécanique : la trituration
- La méthode industrielle de fabrication du beurre de karité par extraction par solvant

La méthode traditionnelle d'obtention du beurre de karité

Quand il est produit en Afrique, le beurre de karité est souvent extrait par le biais d'un processus traditionnel de fabrication. Les fruits, qui sont ramassés entre mi-juin et mi-septembre sont tout d'abord séchés au soleil, puis débarrassés de la pulpe qu'ils contiennent par des opérations de fermentation et de nettoyage. L'amande contenant le corps gras permettant d'obtenir le beurre est retirée, puis concassée, torréfiée, amalgamée (barattage) afin d'obtenir une pâte qui, immergée dans l'eau bouillante va donner le beurre de karité.

L'immersion dans l'eau bouillante va permettre de séparer le beurre des autres composants de l'amande, notamment les impuretés qui se déposent au fond du récipient. Une fois retiré, le beurre qui était en surface est malaxé sous la forme d'une boule dont la couleur peut aller du blanc cassé, au jaune ou au gris. Lorsque le beurre est produit par le biais de cette méthode traditionnelle, il n'est jamais d'un blanc pur.

Pour de plus amples détails, se référer au site internet de la société Teco finance export en cliquant sur le lien suivant : fabrication artisanale.

Concernant les deux autres procédés d'obtention du beurre de karité, c'est à dire semi-industriel par pressage et industriel par extraction par solvant, des étapes préliminaires de traitement sont indispensables afin notamment de faciliter l'extraction de l'huile des graines et d'améliorer le taux de recouvrement en graisse. Une fois les fruits récoltés, ils vont être triés, nettoyés et débarrassés de l'écorce qui les protège et qui ne renferme pas d'huile. Ils seront ensuite broyés afin de former une pâte qui pourra être pressée en passant entre deux cylindres. Dans le cas de l'extraction par solvant, cette étape va ouvrir légèrement les graines et permettre une meilleure imprégnation de celles-ci par le solvant.

La fabrication de beurre de karité par pression mécanique : la trituration

Les opérations de prétraitement effectuées, le karité est écrasé dans des broyeurs-lamineurs à cylindres afin d'obtenir une pâte qui sera dirigée vers les étapes ultérieures de l'extraction. Deux procédés sont alors utilisés : soit une technique de pressage à froid, soit à un pressage à chaud.

Dans le cas de la pression à froid, une presse extrait l'huile à une température inférieure à 80°C. Cette méthode a pour inconvénient de produire des tourteaux dont la teneur en graisse est encore très importante. Le rendement est donc assez faible.

Lors d'un pressage à chaud, les noix de karité sont préalablement cuites à une température de 90-100°C, ce qui va fluidifier l'huile qu'elles contiennent. Elles sont ensuite introduites dans une presse à vis dont la température peut aller de 80°C à 120°C. A la fin de cette étape, on obtient d'une part de l'huile et d'autre part un sous-produit valorisable, le tourteau de pression (ou "expeller"), qui sera retraité à l'aide d'un solvant volatil (en général : l'hexane) afin d'en extraire l'huile qui peut encore s'y trouver. Une fois extraite, celle-ci est mélangée à l'huile sortie des presses et est qualifiée d'huile brute.

Cette huile obtenue doit être raffinée afin d'être utilisable. Pour cela, elle peut passer à travers différentes étapes d'un processus dont les plus importantes sont la neutralisation, la décoloration, la désodorisation, le fractionnement, l'hydrogénation, le dégommage et le traitement contre l’oxydation.

De plus amples détails concernant ces différentes étapes sont fournis auprès du site internet de sheabutter.com.

Malgré les coûts plus élevés et le faible rendement de cette méthode par rapport au procédé industriel par solvant, la pression mécanique est (ou devrait être) la principale voie de traitement utilisée dans l'industrie cosmétique et pharmacologique car elle permet de conserver au beurre de karité tous ses principes actifs et notamment les composés insaponifiables.

La méthode industrielle de fabrication du beurre de karité par extraction par solvant

Cette méthode de type industriel vise à mélanger au karité un solvant de type organique comme l'hexane (produit le plus utilisé). Grâce à cette opération, les lipides contenus dans le fruit se dissolvent dans l'hexane. Le mélange obtenu est récupéré puis chauffé entre 50°C et 60°C durant 4 ou 5 heures pour faire évaporer l'hexane et ne plus laisser alors que le karité extrait. En effet le solvant possède comme caractéristique chimique d'avoir une température d'évaporation inférieure à celle de l'huile à extraire.

Ce procédé fournit un rendement important à un coût plus faible que celui de la trituration. Il permet en outre de traiter les graines pauvres en huile puisque le taux de recouvrement est plus important. Par contre, cette méthode d'extraction ne permet pas de conserver toutes les qualités intrinsèques du produit. C'est une technique particulièrement utilisée dans la filière chocolatière où le beurre de karité est employé comme substitut du beurre de cacao. Dans cette industrie, ce ne sont pas les principes actifs du karité que l'on privilégie mais plutôt son coût plus faible, son rendement en corps gras et le fait que le produit une fois inclus dans le chocolat permette à celui-ci d'augmenter son point de fusion (pour ne pas fondre dans les mains du consommateur).

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