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- La réalisation d'alliages
Comme de nombreux autres métaux, les applications du nickel à l'état pur sont beaucoup moins importantes que celles sous forme d'alliage avec d'autres composants. Répartition des débouchés par secteur d'utilisation en 2003
Source : Secrétariat de la CNUCED d'après les données statistiques du Groupe d'étude international sur le nickel Le nickel est actuellement l'élément d'addition le plus répandu dans les alliages modernes. La proportion de nickel dans l'alliage est très variable selon les propriétés souhaitées. Le tableau ci-dessous présente quelques-uns de ces alliages ainsi que la proportion de nickel contenu.
A ce jour, plus des quatre cinquièmes de la production mondiale de nickel sont utilisés dans la fabrication d'alliages. Plus de 3000 sortes d'alliages sont recencés, leurs qualités tant physiques que mécaniques ou chimiques sont très variables et modulables en fonction du domaine et de l'emploi que l'on souhaite en faire. Sur ces 80%, on estime à 65% environ, la part de la production mondiale destinée à la fabrication d'aciers inoxydables et réfractaires pour les secteurs chimique, des appareils ménagers (résistances électriques chauffantes), automobile (soupape d'échappement de moteurs à combustion interne) ou du bâtiment. Ce pourcentage était de 35% en 1960 et de 46% en 1974. Le nickel (8% en masse de l'alliage) est avec le chrome (18% en masse de l'alliage), le composant essentiel des aciers inoxydables et des aciers réfractaires. La composition de ces aciers varie en fonction des domaines auxquels sont destinés les aciers et les conditions requises par ceux-ci (résistance à la corrosion ou à la chaleur par exemple). L'acier inoxydable est employé dans diverses industries et dans les produits de grande consommation (tels que les éviers et les casseroles). On l'utilise également en architecture et en décoration. Les aciers réfractaires trouvent une large place dans les industries chimiques et pétrochimiques où les milieux sont très corrosifs et dans les installations de traitement thermique où les températures et les pressions sont souvent élevées. Il est à noter que le nickel est peu attaqué par les solutions salines et alcalines non oxydantes de même que par la plupart des acides et les composés organiques que l'on rencontre dans l'industrie alimentaire. C'est pourquoi il peut être employé dans le cadre du dessalement de l'eau de mer ou dans l'hydrogénation des huiles. Toujours dans le domaine des alliages, les 15% restants sont utilisés dans la réalisation d'alliages à base d'acier ou de métaux non ferreux (batteries rechargeables, pots catalytiques,...). Entrent dans cette catégorie notamment, les superalliages qui sont souvent employés dans des industries très spécialisées du type aéronautique ou militaire. Il existe, à ce jour, plus d'une centaine de compositions différentes de superalliages. Par exemple, le rendement d'un turboréacteur augmente avec la température (+20% quand la température passe de 900°C à 1200°C). Actuellement, la température maximale atteint 1050°C, ce qui nécéssite des superalliages capables d'y résister. 8% du nickel produit dans le monde est destiné à la protection de métaux moins résistants à la corrosion. Nous pouvons par exemple citer ici le cas du fer ou de l'acier dans un but ornemental ou de protection pure. Comme la galvanisation du zinc, celle du nickel peut se dérouler soit par plaquage, soit par dépôt électrolytique (nickelage - voir partie technologie) ou chimique. L'une des utilisations les plus anciennes du nickel est la fabrication de pièces de monnaie. Que ce soit pour le "knife-coin" chinois, la pièce de vingt centimes suisse (1881) ou beaucoup plus récemment, les pièces de un et deux euros, le nickel est fortement apprécié sous la forme de cupronickel. Avec 20 à 30% de nickel, ces alliages offrent, en effet, la malléabilité nécessaire à une impression profonde dans la pièce, mais restent suffisamment résistants pour circuler de mains en mains pendant des années. En outre, ils offrent l'avantage de conserver leur lustre et leur brillance qui font le prestige d'une monnaie, durant des années. On estime qu'aujourd'hui, environ 6% de la production mondiale de nickel est destinée à cet effet. Des alliages regroupant 15 à 30% de nickel, de fer, d'aluminium, de cobalt, de cuivre ainsi que du molybdène sont connus sous le nom d'Alnico ou Alcomax et permettent de fabriquer des aimants permanents. La fabrication de batteries nickel-cadmium pourrait connaître un boom avec le développement des voitures électriques. Vous pouvez vous reporter au site
web de la faculté des sciences de Waterloo pour une liste
plus large des applications du nickel (en bas de page). - Le Maraging ou acier à durcissement structural
- Le Constantan (nom déposé) - L'Invar Les aciers réfractaires Les superalliages Trempabilité |
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