SOCIETES
En amont de la production, des multinationales telles que la société
américaine Monsanto (2ème entreprise agrochimique du monde,
se classant également au 2ème rang des sociétés
productrices de semences) cherchent à renforcer leurs positions
sur le marché des semences et des intrants nécessaires à
la culture de riz (herbicides, pesticides).
Sociétés
de négoce
Pendant longtemps, les échanges de riz ont été exclusivement
une affaire d'Etat (les contrats publics) et/ou une affaire de famille
(les exportateurs privés d'origine chinoise). Il s'agissait essentiellement
d'un commerce intra-asiatique.
A partir des années 1970, des firmes de négoce ont connu
un essor important et sont arrivées à contrôler jusqu'à
40% des échanges mondiaux de riz.
Actuellement, certaines d'elles se sont pratiquement retirées
du marché ou ont tout simplement disparu. Parmi celles qui restent,
et qui ont pris un poids grandissant, on peut citer les compagnies basées
en Suisse : Louis Dreyfus (Genève), Rustal (Genève), Novel
(Genève), Nidera (Lausanne) ; et les compagnies nord-américaines
: ADM, Rice Company.
En Asie, les exportateurs privés aussi ont pris un poids relativement
important. En Thaïlande, par exemple, le commerce privé est
passé en l'espace de dix ans, de 20% des exportations, au début
des années 1990, à 80% aujourd'hui. Au Vietnam aussi des
négociants privés sont apparus progressivement suite aux
réformes économiques qu'a connu le pays dans les années
1990.
Quand aux grands organismes publics asiatiques, autrefois chargé
du commerce extérieur, ils gèrent encore des grands stocks
exportables qu'ils vendent la plupart du temps à travers des exportateurs
privés en contact direct avec des importateurs privés d'Europe
et du Moyen-Orient, ainsi que d'Afrique depuis la libéralisation
des filières de commercialisation et la fin du monopole étatique
dans les importations des céréales.