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Technologie Cette partie traitera de la fabrication de nouvelles cigarettes et de l'impact potentiel des avancées technologiques dans l'avenir. En effet, malgré ses effets nocifs sur la santé et les efforts de la communauté internationale et de certains pays pour sensibiliser l'opinion publique, le poste "cigarette" demeure le principal débouché du tabac. Outre les efforts pour limiter la consommation de tabac, il est donc important d'explorer les voies ouvertes par les avancées technologiques récentes et notamment celles des filtres biologiques ou des nouvelles formes de cigarettes. Une alternative pour l'utilisation du tabac au travers d'une expérience menée aux Philippines et reprise par le BIT dans son document de 2003 relatif à la question de l'emploi dans le secteur du tabac sera présentée ensuite. - Les innovations technologiques récentes Les innovations technologiques récentes
Une grande société du secteur tabatier a développé un nouveau produit qui se fume sans combustion de tabac. Il ressemble de l'extérieur à une cigarette ordinaire, mais son mécanisme de fumage est différent. La principale différence entre les deux générations de cigarettes repose en priorité sur la composition de la première portion qui est une cavité dans laquelle est située une partie en carbone, entourée de fibre de verre. Ce système a pour but de chauffer l'air aspiré par le fumeur afin qu'il se charge des saveurs, arômes et nicotine du tabac en traversant une deuxième section constituée d'un boudin de tabac et de glycérine à proportions égales, ceint dans un papier à cigarette très épais auquel a été ajouté une fine couche d'aluminium afin de maintenir une température stable et suffisante à l'intérieur et de permettre à la nicotine de se volatiliser. La fumée créée lors de cette étape, se dirige alors, sous l'effet de l'aspiration, vers le filtre en franchissant d'abord un dernier boudin de tabac reconstitué de 420mg environ. Le filtre, d'une longueur de plus ou moins 10mm, en acétate de cellulose, comme c'est déjà le cas pour la plus grande partie des cigarettes produites aujourd'hui, sert uniquement à la mise en bouche. Aux Etats Unis, où ce produit est commercialisé actuellement, ce filtre est rendu totalement inefficace, car perforé d'un trou de 2 millimètres de diamètre environ sur toute la longueur. Une société concurrente s'est également lancée dans ce créneau de marché avec une nouvelle cigarette. Celle-ci est également basée sur le principe d'une limitation de la combustion de tabac par l'emploi d'une série d'éléments permettant de chauffer le tabac électriquement et de le souffler. La charge de tabac est moindre que dans les cigarettes traditionnelles et consiste en deux segments d'une longueur respective de 30mm. Le premier est composé d'un boudin de tabac compacté entouré d'une feuille de tabac et de papier à cigarettes. Le second est un tube creux qui se termine par un filtre d'acétate de cellulose de 5mm de long. Cette cigarette fonctionne de la manière suivante. Huit bouffées sont initiées par la voie de huit éléments d'allumage. A la suite de quoi, le dispositif ne fonctionne plus et il faut recharger pour pouvoir continuer de fumer. La charge de tabac de ces cigarettes est réduite environ de moitié par rapport à celle utilisée habituellement car dans ce système, le tabac ne se consume pas de manière auto-entretenue. En outre, le recours à un appareil de chauffage éléctrique fait que même le tabac directement en contact avec le dispositif est chauffé à une température inférieure à celle des cigarettes traditionnelles. Ce qui affecte par là même la teneur et la composition de la fumée.
Le potentiel que peuvent offrir les filtres à cigarettes est également un sujet d'étude à travers le globe. Un filtre dit "biofiltre" a été développé par une société grecque. Celui-ci, par le biais de sa structure particulière composée de cellules de carbone contenant des molécules d'hémoglobine devrait permettre la limitation de la teneur en éléments nocifs de la fumée inhalé par le fumeur en faisant office de "poumon artificiel". Malgré cela, il n'existe à ce jour aucun test de fumage fiable et indépendant qui permette d'évaluer la nocivité de la cigarette de manière objective. D'autres débouchés potentiels sont actuellement à l'étude ; dans ce cadre, l'expérience philippine est un exemple de diversification de l'utilisation du tabac. Des chercheurs philippins ont découvert que les graines de tabac étaient riches en protéines et que contrairement aux feuilles elles ne renfermaient pas de nicotine. Cela permettait d'envisager de les utiliser dans la composition d'huiles domestiques ou industrielles. De la même manière, ils ont conclu à la possibilité de fabriquer des produits de savonneries, des peintures à partir de l'huile extraite de ces mêmes graines ou des panneaux agglomérés à partir des tiges ligneuses de la plante et qui répondent déjà aux normes imposées dans le pays ainsi qu'au Japon. Un autre débouché également intéressant serait celui de la pâte à papier chimique. |
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